Bonjour tout le monde !                                                                     Mbaye bb1.JPG

                                                           Bienvenue sur VOTRE BLOG!

Ceci est un blog créé dans le but de discuter des questions de développement. Evidemment, il est ouvert aux intellectuels de tous bords et de tous horizons interessés par les questions de développement. En effet, à l’heure de la mondialisation – avec ses avantages et ses inconvénients- il est plus que jamais nécessaire pour tout intellectuel de se poser certaines questions comme celles-ci: pourquoi des milliards d’individus vivent encore dans la pauvreté la plus extrême alors que les capacités de production ne cessent d’augmenter? Pourquoi les riches s’enrichissent davantage alors que dans certaines régions du monde on n’arrive même pas à assurer un repas quotidien?

Se poser de telles questions n’a rien d’extraordinaire puisqu’il ne faut pas perdre de vue que nous sommes toujours au royaume de la conscience. Qui plus est, il impossible de construire un monde pacifique comme le veut l’ONU sans s’attaquer aux injustices sociales et économiques les plus criardes.

Je vous ai posté le trimestriel de l’AESAM (No 8 ) pour vous permettre de pouvoir faire des commentaires pour faire avancer notre journal.

Bonne lecture et bonne discussion à toutes et à tous.

Publié dans : Non classé | le 29 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

EDITORIAL : Notre navire en péril ?
 

En 2000, le Sénégal était considéré comme l’une des Républiques africaines les plus démocratiques. Avec notre alternance, on avait même offert un cinglant démenti à ceux qui pensaient que la démocratie était génétiquement incompatible avec le contexte africain. En févier 2007, les sénégalais ont réélu le Président Wade au premier tour avec 53% des suffrages. Le suffrage universel s’est exprimé et il faut respecter l’opinion de la majorité, disent les thuriféraires du Prince. Soit ! Mais les sénégalais ont dû oublier une vérité indéniable en Afrique que je qualifie désormais de «théorème des suffrages»!. Ce théorème pourrait être formulé comme suit même si la formulation peut être améliorée : «Dans un pays donné et plus particulièrement s’il s’agit d’un pays africain, il ne faut jamais élire un Président au premier tour, encore moins avec une majorité écrasante. Ceux qui contreviennent à cette règle s’exposent à des représailles terribles de la part de l’élu». Malheureusement, la situation du Sénégal permet d’illustrer de façon infaillible mon théorème. En effet, depuis la réélection du Prince, plusieurs signes concourent à valider mon théorème. D’abord, lors de son investiture, le Prince n’a pas manqué de proférer des menaces contre tous ses opposants et cela devant les représentations diplomatiques du monde entier accréditées au Sénégal. Les caisses de l’Etat et donc les contribuables ont eu également leur part de sanction car presque une semaine chômée et payée a été décrétée et d’ailleurs certains étudiants établis dans l’Exagone ont eu leurs billets d’avion pour aller applaudir leur Prince. Ensuite, c’est le peuple – le malheureux – qui a vraiment pris une belle correction. La ménagère a pris une belle claque avec soit une augmentation sans précédant du prix des denrées de première nécessité (huile, sucre, riz, gaz, …) soit avec la raréfaction ou la disparition de certains produits ou prestations (électricité, lait en poudre, etc.). D’ailleurs, certains pères de famille – naïfs qu’ils sont – ont interpellé l’Etat sur cette situation difficile dans un pays où la majorité des gens vivent en dessous du seuil de pauvreté. L’un d’entre eux a ainsi exprimé son ras-le-bol «C’est la catastrophe» (Cf. le Matin du 18 mai 2007). Le pauvre! il ne savait même pas qu’il est peut-être responsable au premier chef de cette catastrophe qui ne fait que commencer. Devant tant de dangers et de périls qui menacent notre navire, votre serviteur pense qu’il est maintenant temps qu’on se ressaisisse et cela commence d’abord par faire prendre conscience à nos amis et parents qui sont au pays des risques qu’ils courent et vulgariser ainsi le …. «théorème des suffrages»!

                                    Mbaye Fall DIALLO M2 Gestion (FEA Aix-Marseuille3)

 

PROGRES ET MENTALITE

Les termes de référence de cette tentative d’article peuvent être mentalité et progrès. Son objet est d’essayer de décrire le lien entre mentalité et progrès, ou en d’autres termes de dire en quoi l’état mental d’une entité (individu, groupe…) peut influencer sa marche en avant dans l’optique de l’épanouissement de ses composantes.

Par progrès, je comprends tout plus (quantité) et /ou mieux (qualité) par rapport  à ce qui se faisait auparavant. Par exemple lorsqu’une nouvelle technique permet d’avoir un rendement plus élevé, toutes choses égales par ailleurs, nous pouvons parler de progrès quantitatif  en l’exprimant par un nombre; si elle permettait d’avoir des produits de meilleure qualité, le progrès serait qualitatif et appréciable  par des adjectifs. Tout ceci se définit en dehors du cerveau humain. Une mentalité, par contre, se manifeste dans la façon de voir, de comprendre, de faire…A elle seule, elle résume la conception du monde à laquelle on adhère le plus et, de conception du monde, il en existe essentiellement trois : animiste, religieuse et scientifique. Une conception du monde est une vision panoramique de la nature, de l’homme, des rapports entre les hommes et entre l’homme et la  nature. La différence de principe entre ces trois visions se situe dans l’établissement des rapports de cause à effet. C’est-à-dire lorsqu’un événement surgit, qu’est ce qui en constitue la cause ? Qu’est qui détermine une bonne  récolte ?, qu’est ce qui cause les épidémies ?….La cause, nous dit Afanassiev dans son Introduction a la philosophie, est un phénomène ou groupe de phénomènes qui précède un autre tout en l’engendrant inévitablement. Pour l’animiste, l’homme est l’unique cause valable dans l’explication des événements sur terre : la bonne récolte est à son sens due à une bénédiction des ancêtres car heureux de la façon dont les membres de la société se comportent, ils ont accédé à la demande des sages. Ainsi, il faudra faire des sacrifices pour les remercier de leur gratitude. Pour le religieux, Dieu est le seul facteur explicatif plausible. Il a tout prévu (destin). Toutefois, l’homme peut l’influencer par la prière  afin qu’il modifie les circonstances en sa faveur. En cas de bonnes récoltes, il sera au centre de son raisonnement. Ces deux systèmes admettent volontiers la contemplation mais n’offrent à la critique aucune voix au chapitre, se faisant ainsi des systèmes fermés au sens de Popper.

Par contre, le scientifique cherche à établir des rapports significatifs entre ses différentes observations. Il recherche les causes les plus proches et les plus déterminantes grâce au caractère sélectif de la réflexion. En cas de bonne récolte, il s’intéressera à la nature du sol, aux variations de températures, à la quantité d’eau, aux différentes techniques utilisées et à tout autre élément susceptible de contribuer à l’amélioration des cultures. Il admet la critique et se soumet à la logique de la preuve. Selon Afanassiev, la science est l’ensemble des connaissances de l’homme sur la nature, la société, la pensée…Elle reflète le monde à l’aide de concepts, de catégories, de lois dont la justesse est vérifiée par la pratique. Avec elle, l’homme agit sur la nature et lui impose parfois son rythme alors qu’avec les deux premières visions,l’ homme établit des rapports romantiques avec la nature d’où naissent une soumission et une passivité qui le rendent incapable de tout progrès majeur.

A quelle conception adhère t’on dans notre pays ? Jamais au sein d’une entité, il n’a existé une conception exclusive ; l’on y procède toujours à une forme d’éclectisme. Cependant, selon la part accordée à chacune d’elle, on peut procéder à une généralisation. A mon humble avis, le terme Islam noir convient largement pour décrire la conception en vigueur au sein de notre peuple. Il s’agit d’un compromis très équilibré entre la religion et l’animisme, la science ayant un impact subsidiaire. Reste maintenant à savoir où nous mène cette façon de voir. Essentiellement, elle nous offre une très grande compétitivité  dans la production d’illusions  d’aberrations, d’organisations religieuses et sectaires qui naissent comme des champignons. Globalement, elle fait de nous un peuple pas encore prêt pour un progrès décisif et durable. Rappelez vous les avancées démocratiques lors des élections de 1998 et 2000 et là où nous en sommes présentement. Au lieu de progresser, nous avons régressé.

Où en sommes nous avec les délestages ? Les coupures d’eau ? L’insalubrité pendant l’hivernage ? Pire que des embouteillages, notre pays connaît des cafouillages dans les rues de Dakar aux heures de pointe ? Qu’en est il des vacances non officielles des étudiants à partir du mois de janvier ? Comment un président peut il faire allégeance à un religieux devant tout le peuple ?… To my mind’s eyes, tant que nous nous maintiendrons dans un tel état d’esprit, peu importe celui à qui on confiera les destinées du pays, il n’y aura que des améliorations d’une lenteur effrayante car l’époque des hommes providence est révolue. Et probablement, au lieu de faire des élections où tout le peuple est appelé à choisir parmi des candidats qui nous maintiendrons dans la même routine, on devrait organiser un Ndeup National où chacun viendrait pour être libéré de ce qui l’empêche d’être un facteur de progrès.

Perroux nous dit : Le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui la rendent apte à faire croître, cumulativement et durablement, son produit réel global ».

                       Ousmane Thiané Diop   Economie et autodidacte en Psychanalyse

INTERVIEW PRESIDENT COMMISSION RELATIONS EXTERIEURES

Ensemble : Bonjour Ibrahim Mboup. Merci d’avoir accepté d’accorder à Ensemble cette interview. Je rappelle que vous êtes le Président de la Commission Relations extérieures. Cette année l’AESAM organise le Grand Sud qui est un grand moment pour notre Association. On sait que depuis quelques mois vous travaillez intensément dans la perspective de cette rencontre. Pouvez-vous nous faire un bilan à mi-parcours de l’organisation du Grand Sud ?

Ibrahim : La réussite du Grand sud passe d’abord et avant tout par l’obtention de fonds nécessaires à son financement. Nous avons effectué un certain nombre de demande de subventions auprès des collectivités locales, du CROUS, des Universités et nous espérons avoir des réponses favorables (nous en avons déjà quelques unes).

Concernant la logistique, le matériel… nous avons déjà trouvé des salles pour les ateliers et le spectacle mais nous n’arrivons toujours pas à en avoir une pour l’organisation de la soirée dans dansante. Toute bonne volonté qui peut nous aider à ce propos est la bienvenue.

Ensemble: Nous savons que le Grand Sud s’approche et réunira comme d’habitude beaucoup de monde. Pouvez-vous nous donner une idée de ce qui aura lieu à cette occasion?

Ibrahim : Il y aura en principe trois volets : un volet pédagogique avec l’organisation de trois ateliers autour des questions de l’insertion des jeunes, du retour des étudiants à la fin de leurs études, du rapport de la jeunesse à la citoyenneté, à la tradition aux coutumes et à la modernité ; un volet sportif avec l’organisation d’un tournoi de football entre les différentes délégations et d’un tournoi de basket-ball mixte; un volet culturel avec un sabar, une sorte de yendu avec une discussion notamment sur la polygamie, une soirée de spectacle et un soirée dansante.

Ensemble : Pour finir, quel message avez-vous à lancer aux étudiants sénégalais dans la perspective du Grand Sud ?

Ibrahim : Le Grand sud n’appartient pas au bureau de l’AESAM. Il appartient à tous les étudiants sénégalais de l’académie d’Aix-Marseille. Nous ne réussirons jamais son organisation si nous n’avons pas le soutien de l’ensemble de la Communauté sénégalaise.

Ne nous fournissez pas le prétexte de penser que nous sacrifions notre énergie, notre temps et bien d’autres choses pour une cause dont les bénéficiaires ne mesurent aucunement la portée.

                                                                          (Interview réalisée par Mbaye F. Diallo)

INTERVIEW PRESIDENT COMMISSION SPORTIVE

Ensemble: Bonjour Souleymane Ndiaye et merci d’avoir accepté d’accorder cette interview à Ensemble. En tant que Président de la Commission sportive, vous êtes très actif cette année. Pouvez-vous nous faire un bilan partiel du travail que vous avez effectué dans le cadre de cette commission ?

Souleymane: Je préfère ne pas parler de « bilan partiel » mais plutôt de compte rendu ou même d’état des lieux dans le cadre des activités sportives au sein de l’AESAM. Concernant le premier volet qui concerne le club (AESAM FC), je me réjouis du fait que l’équipe tient toujours le fil car on  fait  parti du trio de tête dans notre groupe en ayant jusqu’à présent un match de retard.

Ensuite, pour le « tournoi intercitéuniversitaire », après une tentative avortée du premier tournoi à cause des malentendus qui sont intervenues à l’issu de la troisième journée, j’exulte entièrement ma satisfaction sur l’organisation d’un second tournoi dont les dernières journées se dérouleront demain. Par conséquent, je tiens à remercier la bonne volonté affichée de la part des équipes participatives et surtout des dirigeants, de se retrouver pour trouver ce consensus qui nous a permis l’organisation du tournoi.

Ensemble: Vous savez que le Grand Sud approche et ce sera un grand moment pour notre association qui accueille pour la première fois une manifestation de cette ampleur. Pouvez-vous nous donner une idée du volet sportif au prochain Grand Sud ?

Souleymane: Pour ce qui est de cette grande manifestation qu’est le grand sud, le volet sportif s’articulera, comme d’habitude, à un tournoi de foot-ball entre les villes participantes. Par ailleurs, pour la première fois de l’histoire de cet évènement, le Basket sera peut-être à l’ordre du jour. Car, je songe à intégrer le Basket dans ce volet pour ainsi mettre dans le bain tous les sportifs et en particulier les « filles sportives » parce que dans toutes autres éditions du grand sud, les activités sportives se limitaient au foot-ball. Dans la limite du possible et dans la disponibilité d’un complexe pouvant accueillir les deux sports à la fois, je ne manquerais pas de saisir cette opportunité pour rassembler tous les sénégalais qui ont envie de se faire plaisir autour pour un amour partagé du sport.

Ensemble: Quel message voulez-vous adresser à vos camarades sportifs et autres ?

Souleymane: Je lance un appel à tous et à toutes autour d’un même et unique crédo : « Union dans la diversité » pour un plaisir du sport. Je sollicite auprès de tout le monde des suggestions pour le bon déroulement de ce volet sportif.

Je vous remercie.                                          (Interview réalisée par Mbaye F. Diallo)

 COOL, PAS COOL      COOL, PAS COOL           par      BOULE FAALE

 

SENELEC : La situation calamiteuse de la SENELEC vaut vraiment qu’on s’y attarde tant il est vrai qu’elle est devenue  cocasse. Pendant quelques années, la gestion de cette société a été confiée à un certain Samuel Sarr, financier de notre excelentissime Monarque, oh pardon ! Président. Vu l’incapacité du DG Sarr de remonter les pentes de la société, il a été remercié par son ami Prédisent mais l’ex-DG, qui en a voulu au PM qu’il a par ailleurs traité de tous les noms d’oiseau n’a jamais lâché prise. Résultats des courses: grâce à la réélection du Prince avec 53% des voix au premier tour, l’ex-DG est nommé ministre de tutelle de ladite société. La signification de cette nomination de l’ex-DG pourrait être la suivante: soyez incompétents, gérez mal les sociétés que je vous confie, et nous avez un bel avenir avec moi car vous deviendrez un jour ministre !!!  En tout cas, les consommateurs et autres usagers de la SENELEC doivent encore prendre leur mal en patience car selon les cadres de la boite, cette société est confrontée à un problème de trésorerie. Et comme les problèmes de trèsorerie se règle difficilement sous les tropiques…. Mais comme ce sont nos compatriotes qui ont réélu le Prince, ils n’ont qu’à …. assumer les conséquences de leur choix.

Boycott des législatives : Notre Sunugal est en période de campagne électorale pour les législatives mais votre serviteur avait l’impression que rien ne se passait au Sunugal tellement cette campagne est terne, morne, insipide, inodore, unicolore (bleu), etc. Refusant de reconnaître la victoire du Prince à l’élection présidentielle assimilée à une mascarade électorale, la majorité des partis de l’opposition menace même d’installer un gouvernement parallèle. Cette situation est plus que rocambolesque. En effet, l’opposition a une très grande responsabilité dans sa défaite à la présidentielle. Pendant sept ans, nos brillants opposants ont dormi sur leurs lauriers, ont partagé certaines pratiques peu orthodoxes du régime du Prince comme les l’augmentation du traitement des députés. Les latins n’avaient-ils pas parfaitement raison quand disaient qu’on ne pouvait se prévaloir de sa propre turpitude? Quand on a fait des erreurs aussi grossières, il faut savoir assumer ses responsabilités et les tractations au plus haut sommet de l’Etat de certains partis ayant décidé le boycott ne changeront rien.

Le jef jel ou des utopistes : Comme vous le savez au Sénégal les grands partis de l’opposition ont décidé de boycotter les élections législatives. Mais soulignons tout de même qu’il s’agit d’un boycott actif. En d’autres termes, les partis boycotteurs sillonnent le Sunugal entier pour convaincre les électeurs de ne pas aller aux urnes. Mais ce boycott fait le bonheur de « certains petits partis politiques ». Ainsi, le Jef Jel de Talla Sylla qui n’a jamais pu gagner dans son fief (Thiès) et qui se considère désormais comme le concurrent le plus sérieux du Parti démocratique Sénégalais dans la capitale du rail, a entamé une campagne de dénigrement contre les investis du Pds dans la commune. Bien. Mais Talla et Compagnie ajoutent qu’ils vont redresser la situation de Thiès une fois à …. l’Assemblée nationale. C’est simplement ….. drolissime ! Les « jef jelistes » semblent oublier que dans un pays comme le Sunugal ce n’est pas à l’Assemblée nationale que se fait le redressement d’une économie. A moins que Talla pense pouvoir remporter la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, ce qui relève de l’utopie pour un parti qui récemment été écrasé à l’élection présidentielle.  

Le sunugalien lambda dans tous ses états ! En février dernier, les sénégalais ont élu leur Prince au premier tour avec une majorité de 53% des voix. L’un des enseignements du dernier scrutin présidentiel est que logiquement les  sunugaliens ont voulu manifesté leur confiance à leur Prince et donner un signal fort au Prince pour qu’il s’occupe de leurs problèmes quotidiens. Mais les sunugaliens ne savait pas qu’en Afrique, il ne faut jamais donner une carte aussi blanche que celle qu’ils ont octroyé à leur  Prince. Ainsi, le dénouement de cette histoire de confiance est logique. Aujourd’hui, les sunugaliens sont confrontés à croissance exponentielle du coût de la vie. Ils sont fréquemment obligés de faire un saut à l’âge de pierre à cause des délestages répétés. Ceux d’entre qui travaillaient à la société Dakar Dem Dik  ont vu  55 mois de cotisations de leur mutuelle d’habitat se volatiliser dans la nature et le responsable de ce hold-up d’une haute signature n’est personne d’autre qu’un certain … Christian Salvy, qui n’est personne d’autre qu’un … ami du Prince ! En tout cas, votre serviteur qui est très rancunier a décidé de ne plus envoyer un seul centime à un quelconque de ses parents qui a voté pour le Prince.

De la désunion en Afrique de l’Ouest ! Avec la création de l’Union Africaine, on pensait que l’ère des grandes divergences entre chefs d’Etat était terminée mais il n’en est rien. La question de la nomination du gouverneur de la BCEAO est là pour nous en donner une illustration parfaite. En effet, depuis le départ de Konan Banny de la direction de la banque, de gros nuages pèsent sur sa succession. Le problème vient du fait que Gbagbo tient absolument à mettre un ivoirien à la tête de l’institution contrairement à ce que disent les statuts. D’ailleurs, le président ivoirien aurait dit dans un ton peu diplomatique « Si les autres chefs d’Etat veulent s’opposer à cette évidence, je me retire de la zone monétaire pour créer ma propre monnaie. Je ne négocie rien» (cf. JA n°2416 du 29 avril au 5 mai 2007). Quand on est chef d’état, a t-on le droit de s’exprimer de manière aussi inélégante ? Pire encore, Mr Gbagbo soutient un de ses proches, Paul-Antoine Bouabré considéré comme un faucon de son régime. Même si aujourd’hui l’heure est à la constitution de grands blocs régionaux capables de faire face aux défis de la mondialisation, les autres chefs d’Etat de l’UEMOA doivent prendre leurs responsabilités et ne pas céder  à des chantages  d’un homme politique inconséquent par ailleurs … incapable d’organiser des élections chez lui !!

Wolfowitz ou l’arroseur arrosé ! Décidément, des incartades il n’y a pas que Gbagbo pour en commettre. Wolfowitz  vient à la rescousse de ce dernier. A sa nomination, l’ex-numéro deux du Pentagone avait fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Mais ce qu’on ne savait pas c’est que en même temps, il accordait à une de ses collègues, sa dulcinée en fait, une augmentation  faramineuse de ses rémunérations.

Ah ! ces amééériiicains daale ils ne font jamais ce qu’ils nous demandent de faire. Mais sachez votre serviteur n’est guère surpris car il savait déjà que ces américains nous demandent de ne pas subventionner nos agriculteurs alors qu’eux le font à merveille. Alors quelle leçon tirer de ces faits ? Envoyez-moi vos réponses par … e-mail !! Et j’attends impatiemment. 

 Journée de l’esclavage : Le 10 mai dernier, la deuxième journée de l’esclavage a été célébrée. Il faut reconnaître le Président Chirac a franchi un grand pas en décidant de consacrer une journée à la commémoration de la mémoire des esclaves. Mais la célébration de cette journée est l’occasion pour nous de poser nous beaucoup de questions.

D’abord, le jour anniversaire officiel pour commémorer l’abolition de l’esclavage par la France, le 10 mai ne fait pas l’unanimité, notamment auprès des populations les plus concernées, Outre-mer, où la majorité des gens défendent le 23 mai. Ensuite, la meilleure façon de reconnaître ses torts est de ne pas recommencer ni de laisser faire des injustices. Or, on sait que la France tarde encore à reconnaître ses responsabilités dans le génocide rwandais. En effet, en avril 1994 les forces de l’ONU sous commandement français laissent les milices Interahamwe formées par l’armée régulière semer la terreur. Huit cent mille tutsis vont mourir de façon atroce. Si en 1999 l’ONU, la Belgique et les Etats Unis ont reconnu successivement leur part de responsabilité à interrompre la machine génocidaire, en France c’est encore l’omerta total.

A notre avis, ce n’est pas en décrétant une journée de commémoration qu’on pourra se racheter une bonne conscience, il faut plutôt agir concrètement pour aider les descendants des esclaves à vivre dignement. Mais à condition que ces derniers veuillent faire des efforts pour construire leur avenir. Cela commence par arrêter toute « victimisation » ainsi que les demandes de … reparation (?) qui ne règleront rien.

 L’OPA chinoise sur l’Afrique: Depuis quelques années, la Chine a lancé une véritable offensive sur le continent africain. Ce qui est remarquable dans cette expansion chinoise sur le vieux continent est qu’elle se fait tous azimuts. En effet, plusieurs les secteurs sont concernés: économie, diplomatie, coopération technologique, etc. Mais la question est de savoir s’il faut s’en inquiéter ou non.

D’une part, il faut considérer que la coopération Sud-Sud est une condition nécessaire pour le développement des pays africains. Elle permet de rompre avec les politiques de développement fondées sur l’aide internationale. En réalité, celle-ci n’a jamais été destinée au développement de l’Afrique et cela depuis les indépendances. Il s’agit juste d’un moyen au service d’une fin: garder les pays africains dans le giron de l’ancienne puissance coloniale ou sous l’influence de la puissance américaine. La conséquence est que l’aide est accaparée à titre personnel par une oligarchie africaine peu soucieuse de l’intérêt général alors que ce sont les pauvres citoyens qui vont rembourser tôt au tard cette manne financière. Ainsi analysée, la présence chinoise en Afrique est peut-être une lueur qui guidera les africains vers le bout du tunnel de l’émergence économique.

D’autre part, l’offensive chinoise a de quoi inquiéter. En effet, le principal problème avec les chinois est qu’ils ne participent vraiment pas au développement des économies locales. On sait qu’ils consomment chinois, ce qui en soi ne pose pas de grosses difficultés, mais en plus ils débarquent toujours avec leurs propres cadres, ingénieurs, techniciens et main-d’œuvre. Or, ceci va poser des problèmes à long terme. Les pays africains connaissent un chômage réel très élevé qu’on masque souvent à coup de projets politiques improductifs et sans lendemain. Donc, l’alternative chinoise même si elle à saluer doit être reconsidérée par les pouvoirs publics car toute solution de développement qui aggrave la situation sociale globale des africains va créer plus de difficultés qu’elle n’en résout. C’est à nous de poser nos conditions à la Chine et non l’inverse et c’est la base d’une coopération mutuellement avantageuse et viable à long terme.   

     COUP DE GUEULE !   COUP DE GUEULE !              

LA REPUBLIQUE DE LA HONTE

Je veux parler d’une République dans laquelle ceux qui sont honnêtes sont mal-aimés, ceux qui travaillent stigmatisés, ceux qui veulent prendre des risques découragés. Ce pays où ceux qui arrivent au pouvoir sont exhortés par leur propre famille à la corruption. Dans ce pays, le relationnel et le clientélisme prennent toujours le dessus sur le mérite, la compétence, la qualité mentale. Dans ce pays, les pauvres sont méprisés, ceux qui sont handicapés marginalisés, exclus, bref socialement relégués au second plan. Dans ce pays, parmi les dernières références religieuses, beaucoup au prix de leur dignité, leur considération, leur rapport avec Dieu ont échangé leurs chapelets contre le luxe et l’opulence.

Dans ma patrie, on n’ose pas crier haut et fort que celui qui quitte son parti pour un autre est un traître; ce peuple qui n’apprend pas a ses enfants des valeurs de fierté et qui a même osé occulter une partie de son histoire: le bombardement du camp de Thiaroye en est une parfaite illustration. Un pays qui ne dit jamais à ses fils que l’ « on ne construit rien de grand si on se méprise ». C’est aussi cette république qui envoie les plus brillants de ses enfants étudier à l’étranger sans suivi ni même information sur les débouchés qui leurs  sont offerts à la fin de leurs études. Ne s’agit-il pas d’une manière d’ « exiler » tout simplement les futurs intellectuels pour conforter ses pouvoirs par réduction du mouvement contestataire? Un pays ou par peur de rajouter des mots aux maux tout le monde se tait. Ainsi,  les familles laissent leurs enfants aux prix de leur illusion, leur identité, leur vie se mettre en chemin pour s’inventer une terre promise.  

Un pays visiblement très croyant même «trop», où beaucoup de personnes armées de leurs chapelets attendent tranquillement la providence divine qui ne viendrait certainement pas. Donc la croyance en Dieu ne fait aucun doute dans ce pays mais n’empêche on  n’« Adore » les charlatans :  par exemple dans ce bled, la  chaleur humaine est tellement forte  que si on se limitait qu’aux apparences, parler d’union sacrée ou d’entente cordiale ne serait pas exagéré. Mais au fond loin des regards, dans les coulisses de la nuit, beaucoup n’hésiterait à sacrifier l’avenir du voisin chez le marabout « charlatan » : « celui qui est censé sceller  les destins ». Encore et encore dans ce pays, on ne croit pas trop au pouvoir du travail, c’est pourquoi certaines personnes n’hésiteraient guère à échanger le pouvoir du travail contre celui de la manigance, de la manipulation, de la corruption  ou tout simplement contre les prédications du charlatan. Par conséquent, ce pays compte un nombre important d’adeptes de la philosophie de l’évitement de l’effort et a inventé une nouvelle profession : « politicien » pour accueillir ceux qui veulent gagner leur vie sans travailler. Entre autres signes de croyance, dans ce pays, à chaque coin de rue on  « croise » une mosquée mais paradoxalement les comportements enseignés dans ces lieux saints ne se croisent pratiquement pas dans la rue. Ce pays criblé de vices et pourtant dont le nom chante : Sénégal !

Mon pays, si j’étais médecin je t’aurais ausculté  sans laisser rien transparaître, si j’étais professeur je t’aurais rendu des copies détestables sans mots. Sénégal, si j’étais avocat je plaiderais contre toi, procureur je t’aurais condamné, marabout je t’aurais envoûté. Mais malheureusement je ne suis rien de tout cela. C’est pourquoi  à travers ma plume je dénonce un comportement populaire totalement parasitaire et négatif. Sénégal, si tu ne veux pas devenir le spectateur passif d’une  évolution qui t’échappe, il faudra au minimum œuvrer dans le sens d’une prise de conscience de tes vices car de toute évidence l’inaction  coûtera certainement beaucoup plus chère que l’action. Donc, Sénégal, pour liquider tes vices tu dois faire preuve d’ambition et cesser d’attendre un miracle car seule une ambition forte et sincère peut te permettre de croire que tout est possible en ce moment ou tous les signaux indiquent le contraire. A bon entendeur salut !

Khalifa SALL M2 Droit

Publié dans : Non classé | le 29 mai, 2007 |2 Commentaires »

La question féminine dans le cadre du NEPAD

Le NEPAD se propose d’apporter la réponse de l’Afrique aux multiples défis de la mondialisation.
Mais la question qui se pose est savoir si cette initiative est une ironie du sort ou une véritable prémisse d’une nouvelle bataille pour la définition des paramètres et de la substance du développement de l’Afrique.
Pour tenter de répondre à cette question nous nous focaliserons sur deux points majeurs.
Nous nous intéresserons d’abord à la définition du NEPAD, ce qui nous permettra d’aborder la nouvelle volonté politique des dirigeants africains et le plan d’action qu’ils ont adopté.
Ensuite, nous mettrons un accent particulier sur la place accordée aux femmes dans le cadre du NEPAD.

Adopté par l’Union africaine à Lusaka (Zambie), en juillet 2001, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) prétend définir la stratégie des 53 pays d’Afrique face à la mondialisation pour les prochaines décennies. Devenu la référence obligée de tous les discours sur l’essor économique du continent noir ce plan a été conçu par cinq « poids lourds » de la politique africaine-les présidents Thabo Mbeki, Olusegun Obasanjo, Abdelaziz Bouteflika, Hosni Moubarak, Abdoulaye Wade-et a reçu le soutien du G8 aux sommets de Kananaskis au Canada en 2002 et d’Evian en 2003.
En réalité, le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique est une promesse faite par des dirigeants africains, fondée sur une vision commune ainsi qu’une conviction ferme et
partagée qu’il leur incombe d’urgence d’éradiquer la pauvreté,de placer leurs pays, individuellement et collectivement, sur la voie d’une croissance et d’un développement durables tout en participant activement à l’économie et à la vie politique mondiales.
En effet, elle est ancrée dans la détermination des Africains de s’extirper eux-mêmes, ainsi que leur continent, du malaise du sous-développement et de l’exclusion d’une planète en cours de mondialisation.
Sans aucun doute, la pauvreté et le retard de l’Afrique contrastent vivement avec la prospérité du monde développé. La marginalisation continue de l’Afrique du processus de mondialisation et l’exclusion sociale de la vaste majorité de ses peuples constituent une grave menace pour la stabilité mondiale.
Qui plus est, jusqu’à présent, lorsque les pays d’Afrique sont devenus membres des institutions de la communauté internationale, le binôme crédit-aide est resté la base la logique du développement de l’Afrique. Or, d’une part, le crédit s’est traduit par l’impasse de la dette qui continue d’entraver la croissance des pays d’Afrique ; on est parvenu au bout de cette option. D’autre part, on a aussi observé la réduction de l’aide privée et le plafonnement de l’aide publique qui est inférieure aux objectifs des années 70.
Dans un tel contexte, le NEPAD est une initiative louable mais dont l’efficacité dépend de la pertinence du programme d’action proposé que nous allons aborder à présent.

Pour assurer son efficacité, Le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique se fonde sur une approche et une stratégie différentes de tous les plans et initiatives conçus auparavant en soutien au développement de l’Afrique, même si les problèmes qui doivent être surmontés restent pratiquement semblables.
Tout d’abord, un accent particulier sera mis sur la résolution des conflits en Afrique pour instaurer une paix durable qui constitue un préalable à la croissance. Cette Initiative pour la paix et la sécurité consiste en trois éléments : promouvoir les conditions à long terme qui favorisent le développement et la sécurité, consolider les capacités d’alerte rapide des institutions africaines et l’amélioration de leur capacité à prévenir, gérer et résoudre les conflits et enfin institutionnaliser les engagements envers les valeurs essentielles du Nouveau
Partenariat pour le développement de l’Afrique par le biais de ses dirigeants.
Ensuite, pour éviter l’ incohérence et le tâtonnement qui sont source d’inefficacité, des priorités seront par secteur.
Ainsi, les pays africains vont s’atteler à combler les manques d’infrastructures car celles-ci
sont des paramètres essentiels de la croissance économique qui permettront de placer l’Afrique au même niveau que les pays développés en termes d’accumulation de capital, matériel et humain. . Par infrastructures on entend ici les routes, autoroutes, aéroports, installations portuaires, voies ferrées, voies d’eau aménagées et installations de télécommunication qui font généralement défaut en Afrique.
De même, des programmes sont adoptés pour éliminer la pauvreté en Afrique et mettre les pays africains, individuellement et collectivement, sur la voie d’une croissance et d’un développement durables pour mettre ainsi fin à la marginalisation de l’Afrique par rapport à la mondialisation en cours. Le but est de parvenir à une croissance annuelle moyenne du produit intérieur brut (PIB) de plus de 7 pour cent et s’y maintenir pendant les 15 prochaines années. Pour cela, il faudra faire en sorte que le continent réalise les objectifs convenus en matière de développement international (OMD)
En somme, on constate que le NEPAD est une Initiative africaine dotée d’un programme ambitieux en faveur du développement de l’Afrique. Mais dans un monde où la question de l’émancipation de la femme est au cœur des débats, on ne saurait manquer d’évoquer la place de celle-ci dans le cadre du NEPAD.

Il y a plusieurs démarches pour questionner les liens qui unissent les femmes et les politiques de développement. On peut se poser des questions sur leur participation effective à la définition des politiques entreprises, leur capacité à infléchir le processus de prise de décisions et leur influence. On peut s’interroger sur l’existence ou non de mesures visant à assurer leurs besoins et leurs intérêts au double niveau macro et micro économique.

D’emblée, sanction sociale qui frappe les femmes se situe, en général, à plusieurs niveaux. Dans le contexte spécifique de l’Afrique, elle revêt un caractère complexe, pluridimensionnel On ne peut l’appréhender de façon correcte qu’en étant conscient de l’échelle à laquelle on situe l’analyse et du registre auquel on se réfère.
Tout d’abord, toutes les femmes subissent les conséquences du système patriarcal , essentiellement basé sur leur subordination. En effet, en Afrique, les femmes et les hommes assument ensemble les différents rôles liés à la production, à la reproduction et à la gestion de la communauté mais les tâches qui leur sont dévolues sont inégales dans leur nature et dans leur valeur. Dans la mise en pratique des initiatives de développement, on a souvent eu tendance à se focaliser sur les activités de production dominées par les hommes en mettant de côté le caractère économique du travail des femmes. Le NEPAD s’inscrit dans cette optique.
En outre, en dépit du caractère controversé du secteur informel que certains considèrent comme ayant une influence néfaste sur la modernisation des économies africaines, ce secteur privé de l’économie populaire est indubitablement le principal pourvoyeur d’emploi pour les pauvres (femmes ) d’Afrique. D’ailleurs, en milieu urbain et dans les zones péri-urbaines, l’écrasante majorité des exclus, en particulier les femmes y trouvent les moyens de la survie quotidienne. Certes, le document du NEPAD reconnaît cette réalité mais malheureusement aucune action ne prend en charge les spécificités de ces actrices de ce que certains définissent comme l’économie solidaire.
Enfin, les questions d’enjeu sont au centre de la problématique de l’école en Afrique.
Même si, le NEPAD dans sa version actuelle, peut contribuer à l’amélioration de l’accès des filles à l’école, à l’allongement de la durée de leur séjour dans le système scolaire force est de constater que la visée d’équité qui anime les Africaines ne saurait s’accommoder d’un cadre
éducatif en inadéquation avec sa société de référence. Ainsi,La qualité et les contenus des programmes scolaires, la formation qualifiante des filles et des enseignants devront être réformés en fonction de l’approche genre mais aussi et surtout dans l’optique de les rendre plus conformes à la réalité vécue des Africains et des Africaines du 21eme siècle

La section consacrée à l’Agriculture est fondamental pour un Continent dont ce secteur occupe la majorité de la population. Le NEPAD envisage, à juste titre de mettre l’accent sur le secteur agricole mais là aussi, les risques d’élargir les disparités de genre ne sont pas des moindres.
En effet, dans les stratégies et les secteurs porteurs de la croissance rien ne garantit que les femmes seront des bénéficiaires à part entière et égale des actions retenues. Dans ce sens, le fait même de prendre l’exploitation agricole comme unité de base pour réaliser les actions
masque les inégalités et les enjeux de pouvoir et de domination qui se jouent au sein des familles.
Qui plus est, les hommes et les femmes présentent des profils et des capacités très inégalitaires quant à l’accès et surtout le contrôle des ressources diverses. Qu’il s’agisse des terres (surtout valorisées), des ouvrages hydrauliques, des investissements productifs, des équipements agricoles ou des technologies modernes, les rapports sociaux de sexe dans le monde rural, sont particulièrement défavorables aux femmes partout en Afrique. Or, les concepteurs du NEPAD n’intègrent pas assez cette contrainte majeure dans leur démarche.
Pourtant, le rôle traditionnel des femmes dans la transformation et la commercialisation des produits agricoles est désormais avéré.

Du coup, les futurs projets visant à concrétiser le NEPAD à travers la promotion des petites entreprises rurales devront s’assurer de l’éclosion des potentialités respectifs des femmes et des hommes et tenir compte des domaines dans lesquels ils/elles ont des avantages comparatifs. Compte tenu de ces différents constats, il est donc urgent de lever les contraintes qui nourrissent la marginalisation des Africaines dans le processus global du développement. Pour cela, il faudra développer le micro- crédit dans le domaine agricole pour permettre aux femmes de gérer elles-mêmes leurs projets de façon autonome. Il est également nécessaire de définir de façon précise les modalités de protection de ces actrices vulnérables souvent taillables et corvéables à merci.

Mbaye Fall Diallo M2 Gestion

Publié dans : Non classé | le 29 septembre, 2006 |Pas de Commentaires »

Nepad: entre leurres et lueurs

         Qu’est-ce  que le NEPAD ?

Adopté par l’Union africaine à Lusaka (Zambie), en juillet  2001, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) prétend définir la stratégie des 53 pays d’Afrique face  à la mondialisation pour les prochaines décennies. Devenu la référence obligée de tous les discours sur l’essor économique du continent noir ce plan a été conçu par cinq « poids lourds » de la politique africaine-les présidents Thabo Mbeki, Olusegun Obasanjo, Abdelaziz Bouteflika, Hosni Moubarak, Abdoulaye Wade-et a reçu le soutien du G8 aux sommets de Kananaskis au Canada en 2002 et d’Evian en 2003.

En réalité, le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique est une promesse faite par des dirigeants africains, fondée sur une vision commune ainsi qu’une conviction ferme et

 partagée qu’il leur incombe d’urgence d’éradiquer la pauvreté,de placer leurs pays, individuellement et collectivement, sur la voie d’une croissance et d’un développement durables tout en participant activement à l’économie et à la vie politique mondiales.

 En effet, elle est ancrée dans la détermination des Africains de s’extirper eux-mêmes, ainsi que leur continent, du malaise du sous-développement et de l’exclusion d’une planète en cours de mondialisation. Qui plus est, compte tenu de l’impasse de la dette- saluons au passage la réduction de la dette multilatérale de 18 pays en développement récemment- et de la réduction de l’aide privée  le NEPAD est une initiative louable mais dont l’efficacité  dépend de la pertinence du programme d’action proposé que nous allons aborder à présent.

         Quels sont les axes majeurs du NEPAD ?

Dans le souci d’enclencher le processus de développement du continent africain le NEPAD a arrêté quatre domaines d’action majeurs : la paix et la sécurité ; une bonne gouvernance ; la santé et l’éducation ; la croissance économique et les investissements privés.

Ainsi, un accent particulier sera mis sur la résolution des conflits en Afrique pour instaurer une paix durable qui constitue un préalable à la croissance. Cette Initiative pour la paix et la sécurité consiste en trois éléments : promouvoir les conditions à long terme qui favorisent le développement et la sécurité, consolider les capacités d’alerte rapide des institutions africaines et l’amélioration de leur capacité à prévenir, gérer et résoudre les conflits  et enfin institutionnaliser les engagements envers les valeurs essentielles du NEPAD par le biais de ses dirigeants. De même, les pays africains vont s’atteler à combler les manques d’infrastructures car celles-ci sont des paramètres essentiels de la croissance économique qui permettront de placer l’Afrique au même niveau que les pays développés en termes d’accumulation de capital, matériel et humain et justement ce volet est confié au Sénégal. Par ailleurs, la lutte contre la pauvreté constitue une priorité pour enfin mettre un terme à la marginalisation du continent noir par rapport à la mondialisation, le but étant d’atteindre une croissance annuelle moyenne de 7% et s’y maintenir pendant les quinze prochaines années.

En somme, on constate que le NEPAD est une Initiative africaine dotée d’un programme ambitieux en faveur du développement de l’Afrique. Mais cette initiative africaine peut-elle s’appliquer sans difficultés dans un monde où les relations internationales sont marquées par des rapports de domination, l’égoïsme et l’hypocrisie ?

       Qu’est-ce qui bloque l’application du NEPAD ? Quelles solutions adoptées ?

     Comme le président Wade du Sénégal  l’a reconnu, tout comme son ministre chargé du NEPAD, l’application de celui-ci est en proie à des contraintes majeures et nous nous proposons d’en analyser quelques unes tout en essayant de dégager des solutions.

Tout d’abord, en partenariat avec la Banque mondiale, le FMI et l’OMC, le NEPAD ambitionne d’atteindre des taux de croissance annuelle de 7% durant les quinze premières années et de diminuer la pauvreté d’ici 2015. Louable, cette ambition paraît difficilement réalisable, en raison d’une part, des faiblesses de financement du NEPAD et, d’autres, de son incapacité à se sortir du carcan des politiques néolibérales. En effet, ce sont principalement les investissements directs à l’étranger (IDE) qui doivent en assurer le financement. Or l’Afrique ne reçoit que 1% des flux mondiaux d’IDE à savoir 17 milliards de dollars en 2001 et 20% pour l’Asie. Selon la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), cette faiblesse est due à un environnement économique, juridique et judiciaire « peu attractif » : instabilité politique, guerres civiles, absence de transparence institutionnelle et relations contractuelles peu développées .Le soutien financier ne pourra pas non plus provenir de l’aide publique au développement, en baisse très sensible depuis plusieurs années. En outre, l’accompagnement financier annoncé par le G8 est rester lettre morte.

 La solution réaliste serait  de se tourner vers les financements Sud- Sud (Afrique du sud, pays pétroliers et asiatiques) et l’épargne locale. Mais elle est décevante car  40% de cette épargne sont placés à l’extérieur de l’Afrique alors que pour cette fuite des capitaux ne sont que de 17% pour l’Amérique latine. On ne peut pas non plus compter sur les profits réalisés par les entreprises africaines ou occidentales sur le contient qui, comme on le sait, sont investis au Nord. En conséquence, il serait nécessaire de sécuriser l’épargne intérieure et freiner cet exode de capitaux : mise en place des institutions soutenant  le crédit à long terme (banque d’investissement), financement décentralisé pour les petites, moyennes et micro-entreprises (secteur informel et économie populaire) et pour  l’agriculture familiale.

Ensuite, la place accordée à la femme en matière de développement dans le cadre du NEPAD est sans aucun doute insuffisante surtout concernant leur participation effective à la définition des politiques entreprises, leur capacité à infléchir le processus de prise de décisions et leur influence. En effet, dans la mise en pratique des initiatives de développement, on a souvent eu tendance à se focaliser sur les activités de production dominées par les hommes en mettant de côté le caractère économique  du travail des femmes. Or, le NEPAD s’inscrit dans cette logique. Dès lors, il est nécessaire de prendre des actions spécifiques radicales  pour enrayer l’emprise du système patriarcal en Afrique qui cautionne la subordination totale de la femme à l’homme. Dans ce sens, on pourrait développer le tissu associatif féminin par le biais du micro-crédit en  s’inspirant du modèle du Bangladesh.

Toujours dans cette perspective, même si le NEPAD dans sa version actuelle, peut contribuer à l’amélioration de l’accès des filles à l’école, à l’allongement de la durée de leur séjour dans le système scolaire, force est de constater que la visée d’équité qui anime les Africaines ne saurait s’accommoder d’un cadre éducatif en inadéquation avec sa société de référence. Ainsi, la qualité et les contenus des programmes scolaires, la formation qualifiante des filles et des enseignants  devront être réformés en fonction de l’approche genre mais aussi et surtout dans l’optique de les rendre plus conformes à la réalité vécue des Africains et des Africaines du 21eme siècle.    


                                      Mbaye Fall Diallo
                       
 

Publié dans : Non classé | le 1 juin, 2006 |2 Commentaires »

Telle est ma télé ! |
NoW , YoU HaVe To OpEn uP Y... |
Point de collision |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Turquie, Pays de mes origines
| sidi yahya gharb nws
| Les Experts Manhattan, Miam...